La santé des lesbiennes, ça nous concerne (2011)2019-01-25T11:12:08+00:00

La santé des lesbiennes, ça nous concerne (2011)

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Introduction

Les lesbiennes ont souvent peur des préjugés des professionnel-le-s de la santé. Dès lors, elles leur demandent moins facilement de l’aide. Ce n’est pas l’orientation sexuelle en soi qui cause ces problèmes de santé. En revanche, l’oppression sociale, les violences et les préjugés qu’elles peuvent subir au quotidien vont avoir un impact sur leur santé. Attention, cela ne veut pas dire que toutes les lesbiennes ne vont pas bien, ni qu’elles rencontrent toutes les mêmes difficultés.

L’objectif premier de ce projet portant sur la santé des lesbiennes est de rendre davantage visibles les lesbiennes en tant que groupe spécifique.

Outre le grand public, cette campagne sensibilise aussi les professionnel-le-s sur les problèmes de santé particuliers des lesbiennes dont notamment ceux dus à l’homophobie et d’encourager les lesbiennes à mieux prendre soin de leur santé.

Pour en savoir plus

Eloïse MALCOURANT
Eloïse MALCOURANTChargée de communication et responsable éducation permanente
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La campagne

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La majorité des couples représentés dans la presse, à la télé, à l’école, sont hétéros. Cela constitue une norme qui, peu à peu, amène une « hiérarchie des sexualités ». On parle d’hétérosexisme. Cette discrimination rend invisibles et marginalise les lesbiennes et contribue à ce qu’elles aient des difficultés à trouver leur place dans la société ! Les relations d’amour entre femmes ont toujours existé, chacune est unique, elles sont toutes aussi légitimes, elles sont de toutes les couleurs… Et si l’égalité, le droit d’être qui on est, le respect entre les personnes devenaient la norme? N’aurions-nous pas tous et toutes à y gagner ?

Bien avec soi-même

« Quand on est lesbienne il y a une phase d’acceptation, le mal-être est souvent présent, jusqu’au moment où on s’accepte ». S’accepter telles que nous sommes, rencontrer des personnes ouvertes, être bien entourées, vivre dans des contextes égalitaires et respectueux, rencontre des prestataires de soins avec qui nous sommes en confiance, tout cela favorise une santé équilibrée!

L’homosexualité n’est pas une garantie de malheur et l’hétérosexualité n’est pas une garantie de bonheur. Alors, osons le bonheur d’être nous-mêmes…

Se reconnaître, s’accepter puis se valoriser en tant que lesbienne est un processus qui peut prendre plusieurs mois, parfois des années.

Le coming out (dévoilement à soi et puis aux autres), est un processus identitaire qui peut s’avérer plus ou moins complexe selon les personnes, les contextes de vie, les réactions des autres. Il n’y a jamais d’urgence, ni d’obligation à se dire lesbienne ou bisexuelle, ni de l’annoncer à tout le monde. Il est préférable d’anticiper à qui et comment en parler. Et ça se passe souvent mieux que prévu. Oser le dire, c’est être mieux dans ses relations, c’est pouvoir être soi-même, faire partie de groupes d’amie-s, de familles choisies, être soi et être ensemble…

Beaucoup de fausses croyances circulent sur la sexualité des lesbiennes. Parfois, la sexualité des lesbiennes est réduite aux fantasmes d’hommes hétéros. On les interroge sur « qui fait l’homme ou la femme », « que peuvent bien faire deux femmes dans un lit »… Certaines personnes se permettent d’entrer dans leur intimité avec des questions qu’elles ne poseraient jamais à des hétéros. Parfois, les gens nient leur sexualité en ne se représentant que des liens de tendresse, d’affection, d’amitié…

Les lesbiennes ont une sexualité variée, qui évolue, comme toutes les relations. Chacun-e a sa propre sexualité et est en droit de la vivre comme il/elle le souhaite.

Les préjugés de certains prestataires de soins représentent un poids pour beaucoup de lesbiennes. Certain-e-s professionnel-le-s considèrent dès le départ que la patiente est hétéro et lui pose donc des questions sur la contraception. Les lesbiennes ont parfois le sentiment de ne pas être traitées et soignées de manière égalitaire. Trouver un-e professionnel-le avec qui on se sent bien n’est pas facile. Il est essentiel qu’un climat de confiance s’établisse entre la patiente et son gynécologue afin qu’elle puisse aborder les questions relatives à son intimité.

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Eloïse MALCOURANT
Eloïse MALCOURANTChargée de communication et responsable éducation permanente
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