Depuis maintenant plusieurs années, la Fédération des Centres de Planning familial des FPS (FCPF-FPS) procède à une collecte de nombreuses données concernant les consultations et animations EVRAS ayant eu lieu au sein de ses centres de planning familial wallons sur l’année écoulée. Cet article présente les résultats et analyses concernant le dernier rapport effectué, durant l’année toute particulière de 2020.

Les types de demandes

En 2020 encore, comme les précédentes années, les consultations (psychologiques, médicales, sociales, juridiques, sexologiques et conjugales) représentaient la plus grande occupation des Centres de Planning familial (CPF) et ce, malgré l’adaptation (voire parfois la réduction) temporaire de l’offre en consultations en raison de la crise sanitaire qui a touché le pays à partir de mars. En effet, les consultations représentent 39 % des activités en CPF en 2020, tous types de consultations confondus.

Les accueils, quant à eux, ont grandement augmenté par rapport aux années précédentes, ce qui peut s’expliquer notamment par l’accessibilité augmentée de ceux-ci via les accueils téléphoniques, encouragés en période de confinement. En effet, 77% des accueils ont été fait en distanciel (6% par mail et 71% par téléphone) et 23% en présentiel durant l’année 2020.

Enfin, de façon équivalente aux années précédentes, les demandes pour réaliser des IVG sont restées stables en centre de planning, malgré la crise.

Le profil des bénéficiaires

Selon les données récoltées, il apparaît que les personnes fréquentant majoritairement les CPF des FPS sont d’ancien·ne·s patient·e·s (dans 69% des cas). Cependant, comme chaque année, de nouvelles·eaux patient·e·s poussent les portes de nos CPF : elles·ils représentent 31% en 2019. Ceci constitue un signe encourageant et positif.

En 2020, comme en 2019 et en 2018, la plus grande partie des consultant·e·s ont entre 19 et 29 ans (33%). De plus, le constat est clair : en 2020, ce sont les femmes qui se rendent le plus régulièrement dans les Centres de Planning familial des FPS, avec un total de 87%. C’est logique, étant donné que près d’un tiers de toutes les demandes en CPF concerne les IVG. En dehors de ce type de demande, tant pour les femmes que pour les hommes, les consultations psychologiques, les accueils et les consultations médicales sont les consultations les plus fréquentées. En somme, nous constatons que les femmes et les hommes ont tendance à se rendre dans un CPF pour le même type de motifs. La seule différence majeure réside dans les consultations relatives à l’IVG.

Les animations à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS)

Outre les consultations et accueils, les CPF-FPS proposent, en milieu scolaire ou extra-scolaire, des animations à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS). Ces animations sont destinées aux enfants, aux adolescent·e·s et aux adultes. Les thématiques abordées lors de ces animations sont adaptées au public visé.

La majorité des animations EVRAS sont généralement réalisées en milieu scolaire (dans 79% des cas en 2020). En 2020, la capacité des CPF à faire des animations EVRAS a été fortement impactée par la crise. En effet, la situation sanitaire complexe du covid-19 a parfois rendu impossible les animations EVRAS en milieu scolaire. Si certains centres de planning familial n’ont jamais cessé les animations, d’autres ont eu beaucoup de mal à assurer leur continuité, de nombreux établissements scolaires ayant annulé les animations prévues au fur et à mesure des semaines.

En ce qui concerne les animations scolaires, les tranches les plus touchées concernent les élèves de l’enseignement secondaire général (29% du total des animations EVRAS en milieu scolaire) et les élèves de l’enseignement primaire ordinaire (28%). Enfin, parmi les bénéficiaires des animations hors scolaires, on retrouve principalement les enfants (76%) et les adultes (16%).

En conclusion

Depuis le nombre d’années où ces données sont récoltées, l’activité des CPF des FPS demeure relativement stable. Quelques variations sont à observer mais celles-ci ne sont pas pour autant significatives. Il est intéressant d’observer une continuité parmi tous ces chiffres, malgré le contexte tout particulier de l’année 2020. De plus, l’année 2020 est la première année pour laquelle le type d’accueil (téléphonique ou présentiel) a été pris en compte durant la totalité de l’année. Bien qu’il s’agisse d’une nouvelle donnée, il sera intéressant de la comparer avec les années suivantes, afin de voir si le covid-19 a apporté un changement dans les pratiques des CPF-FPS.

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