Dossier « Ménopause »2019-01-28T10:58:20+01:00

La ménopause : des informations complètes et pratiques pour mieux la comprendre et l’appréhender

La ménopause correspond à la fin de la période reproductive d’une femme. Chaque femme sera ménopausée un jour. Ce n’est pas une maladie, malgré le discours médicalisant concernant cette période de la vie. La ménopause est une période de transition dans la vie d’une femme, sur fond de changements hormonaux. Ce dossier évoque ce qu’il se passe dans le corps à la ménopause, les signes de la ménopause, la ménopause et la sexualité, la postménopause.

Pour comprendre ce qui se produit dans le corps des femmes lors de la ménopause, il est utile de faire un détour par le commencement : le cycle menstruel.

Le cycle menstruel ou la libération mensuelle d’un ovule

Toutes les femmes naissent avec la quantité d’ovules dont elles auront besoin au cours de leur vie. Ces ovules sont stockés sous forme immaturedans les ovaires (glandes situées de chaque côté de l’utérus). Ils seront libérés un à un à partir de la puberté.

Le cycle menstruel s’étale entre le premier jour des règles (aussi appelées menstruations) et le début des règles suivantes. Pendant que l’ovule mûrit dans l’un des deux ovaires, l’utérus se prépare à une éventuelle grossesse. Au cœur de cette activité, on retrouve les hormones sexuelles féminines – les œstrogènes et la progestérone – qui sont secrétées par les ovaires et dont la production est ordonnée par l’hypophyse, une glande située dans le cerveau.

Les cycles menstruels disparaissent à la ménopause. Les ovaires ne peuvent plus libérer d’ovules ni secréter d’hormones. Donc, un déséquilibre hormonal s’installe.

La ménopause, un processus physique naturel, pas une maladie

A la ménopause, les ovaires cessent de fonctionner et de sécréter des ovules. Résultat : c’est l’arrêt définitif des règles et donc de la fécondité. Cependant, les règles ne cessent pas du jour au lendemain (ou alors, c’est rare). Avant leur disparation définitive, et ce durant plusieurs années, le corps subit des changements hormonaux. Il s’agit de la préménopause (parfois aussi appelée la périménopause).

La ménopause n’est confirmée qu’au bout d’une année d’absence de règles.

Un âge pour la ménopause ? Une durée ?

Il n’y a pas d’âge ni de durée précise pour la ménopause (ou la préménopause).

La ménopause peut durer entre un et dix ans. Elle peut aussi se manifester à 40 ans ou à l’approche des 50 ans. La moyenne d’âge de la ménopause est de 51 ans. Elle peut cependant se déclarer à 47, 50 ou 54 ans, parfois même beaucoup plus tôt. Avant 40 ans, on parle de ménopause prématurée. Après 57 ans, on parle de ménopause tardive.

Les signes de la ménopause

A la ménopause, un tiers des femmes ne ressent rien, un tiers ressent des signes mineurs et le dernier tiers souffre de troubles gênants voire invalidants.

Les variations du cycle menstruel

A la préménopause et à la ménopause, la majorité des femmes ont des cycles menstruels progressivement irréguliers. La durée et l’abondance des règles varient. Jusqu’au jour où elles finissent par disparaître.

Bouffées de chaleur, transpiration, insomnies

A la ménopause, des bouffées de chaleur peuvent apparaître. Elles envahissent le corps et provoquent une sensation de brûlure. Elles peuvent faire rougir et transpirer. A la ménopause, le corps ne saurait plus très bien se refroidir à cause des modifications du niveau d’œstrogènes. Les bouffées de chaleur aident le corps à se refroidir. Grâce à la dilatation et à la contraction des vaisseaux sanguins, spécialement ceux du visage, du cou et du haut du corps, le corps tente de se débarrasser de l’excès de chaleur.

Certaines femmes se réveillent la nuit en étant trempées. Certaines doivent se lever pour se changer et/ou changer leurs draps de lit. Ces nuits provoquent de la fatigue. Fatigue qui entraîne de l’irritabilité. Attention, précisons ! La fatigue psychique, la déprime, l’anxiété sont aussi des raisons pouvant perturber le sommeil.

Pour certaines femmes, les problèmes de sommeil apparaissent avec la préménopause. Ces troubles proviennent en général du manque d’œstrogènes. Le manque de sommeil peut provoquer une accumulation de fatigue qui aura des conséquences sur l’humeur, la mémoire et la capacité à se concentrer.

Maux de tête

A la ménopause, des maux de tête peuvent se manifester. C’est surtout le cas pour les femmes qui ont toujours eu tendance à souffrir de maux de tête. Ils apparaissent généralement la semaine qui précède le début du cycle menstruel prévu. Ces douleurs disparaîtront spontanément lorsque les règles auront totalement cessé.

D’autres changements : les seins, le sexe, le périnée

A l’approche de la ménopause, les seins peuvent être plus sensibles. Ils peuvent aussi changer de forme : chez certaines femmes, ils diminuent de volume tandis que chez d’autres, ils grossissent.

La baisse de la quantité d’hormones provoque des modifications au niveau des organes sexuels : rétraction de la vulve, diminution de l’orifice vulvaire, dessèchement vaginal… Ces modifications rendent parfois les rapports sexuels inconfortables.

La diminution d’œstrogènes entraîne chez certaines femmes un affaiblissement des sphincters. Cet affaiblissement entraîne une baisse de contrôle de l’arrivée de l’urine ou une sensibilité extrême de la paroi de la vessie et par conséquent une envie fréquente d’uriner voir des pertes urinaires involontaires.

Une autre silhouette

Tout au long de sa vie, le corps de la femme change. C’est notamment le cas à l’adolescence et lors d’une grossesse. Ces changements du corps ont aussi lieu au quotidien. Parfois, le corps est léger le matin pour être lourd le soir. Le ventre peut gonfler à l’approche des règles, les seins devenir douloureux et plus gros. La femme peut prendre un ou deux kilos pour les reperdre un peu plus tard. Les quelques kilos pris à la ménopause n’ont donc rien de catastrophique ou dangereux. La prise de poids est moins due à la ménopause elle-même qu’à la réduction du métabolisme liée à l’âge, autrement dit l’organisme brûle moins rapidement les calories. La prise de poids peut aussi être liée à l’inactivité physique et/ou au stress. Le stress peut encourager le grignotage ou la compensation alimentaire pour répondre aux réaménagements physiques et psychiques de cette période de la vie.

Après la ménopause : la postménopause

Après la disparition des règles, le corps a besoin de temps pour s’adapter. Il s’agit de la postménopause. Les signes liés au déséquilibre hormonal diminuent petit à petit et finissent par disparaître.

La production d’œstrogènes ne cesse pas totalement. Ces hormones sont en réalité encore secrétées en petite quantité jusqu’à près de 70 ans par les glandes surrénales. Ces glandes sont situées près des reins. Elles secrètent des œstrogènes avant, pendant et après la ménopause. Elles produisent aussi en petite quantité de la progestérone et jouent un rôle au niveau du stress en sécrétant des hormones comme l’adrénaline et le cortisol.

Un état de stress régulier ou excessif peut épuiser ces glandes et les empêcher de produire les hormones dont le corps a besoin après la ménopause.

La ménopause peut-elle accélérer la perte osseuse ?

Les os sont sans cesse renouvelés. Durant toute notre vie, des cellules meurent et d’autres naissent en continu. Durant l’enfance et l’adolescence, la production de la matière osseuse est plus importante que sa destruction. Par la suite, production et destruction se stabilisent. La densité osseuse atteint son maximum vers 35 ans. Après 40 ans, le processus s’inverse. La perte osseuse est en général légère : 0,5% par an.

Une idée reçue consiste à avancer que la perte osseuse est uniquement due à la chute du taux d’œstrogènes. Or, c’est le phénomène du vieillissement plus que la baisse d’œstrogènes qui influence la perte de densité osseuse. Puis, la structure osseuse est aussi déterminée par un capital génétique (mère et grand-mère ayant eu ou non de l’ostéoporose) et par les modes de vie (tabac, alimentation industrielle et carencée, sédentarité).

Quelques pistes pour compenser la diminution de la densité osseuse :

  • Pratiquer une activité physique. Plus vous développez votre masse musculaire, plus il faut de matière osseuse pour la porter et le faire bouger. La pratique d’une activité physique augmente non seulement votre masse musculaire mais aussi votre masse osseuse ;
  • Eviter les aliments acidifiants qui peuvent agresser votre squelette : sodas, alcool, café, céréales raffinées, sucre ;
  • Limiter ou arrêter le tabac : il empêche l’absorption de calcium et, même, il accélère son élimination ;
  • Manger des fruits et des légumes – frais de préférence – pour les vitamines et les minéraux ;
  • Absorber suffisamment de calcium, de magnésium (régule l’entrée du calcium dans les cellules et favorise sa fixation sur la trame osseuse), de zinc et de silicium (précieux pour la solidité des os).

Mesdames, soyez attentives à vos seins

Certaines femmes adorent leurs seins, d’autres les détestent, d’autres les trouvent trop gros, d’autres trop petits, d’autres encore aimeraient qu’ils ressemblent à ceux d’une autre femme ou à une image idéale… Or, toutes les femmes ont des seins uniques. Ils changent régulièrement selon le moment du cycle menstruel.

Chez certaines femmes, durant la ménopause, les seins vont diminuer de volume étant donné que la quantité d’œstrogènes qui stimulent les tissus diminue. Chez d’autres femmes, ils vont grossir parce que la quantité de cellules adipeuses augmente. Il faut du temps pour s’habituer à ces changements et la relation aux seins n’en est pas facilitée.

Palper, s’autoexaminer, se faire examiner…

Il est important de prendre l’habitude d’examiner de temps en temps ses seins afin de pouvoir faire la différence entre ce qui provient de l’évolution naturelle et les signes anormaux. Préférez la semaine suivant vos règles pour examiner vos seins. Si vous les examinez la semaine précédant vos règles, vous risquez de découvrir des « bosses ». Celles-ci sont banales mais vont vous inquiéter pour rien. Il s’agit du résultat d’une suractivité des œstrogènes afin de stimuler les canaux lactifères en vue de la grossesse et de l’allaitement.

Comment s’auto-examiner ?

  • Nue devant un miroir, examinez vos seins sans les toucher. Comment sont-ils ? Quelle est leur forme ? Leur couleur ? La forme du mamelon ? Avez-vous l’impression qu’ils ont changé par rapport à l’examen précédent ?
  • Levez les bras. Pliez-les derrière la tête. Regardez vos seins de face et puis de côté. Remarquez-vous quelque chose ? Une tache, un bouton, un creux, une bosse, etc. ?
  • Palpez vos seins avec douceur (pas forcément devant un miroir). Passez vos doigts sur toute la superficie de chaque sein, sans les serrer ni les pousser.
  • Soulevez les bras. Vérifiez la partie du sein qui s’étend sous les aisselles. Arrondissez un peu le dos. Vérifiez la partie du sein qui s’étend sous la clavicule.

Si vous remarquez quelque chose en particulier ou si vous avez le moindre doute, consultez un-e médecin ou un-e gynécologue. Il/Elle vous conseillera probablement de faire une mammographie (radio des seins) pour établir un diagnostic.

Le mammotest

Le mammotest est une radiographie des seins. Il est proposé gratuitement tous les deux ans aux femmes entre 50 et 69 ans dans le cadre du programme de dépistage du cancer du sein mis en place en Belgique. C’est entre 50 et 69 ans que le risque de cancer du sein est le plus important et que le dépistage est le plus efficace.

Le mammotest est recommandé tous les deux ans pour les femmes entre 50 et 69 ans. En fonction de leur date d’anniversaire, une lettre d’invitation afin de bénéficier d’un mammotest est envoyée tous les deux ans aux femmes âgées de 50 à 69 ans. Cette invitation équivaut à une prescription. Votre médecin et/ou gynécologue peut aussi vous prescrire un mammotest dès 50 ans. Les femmes qui ont déjà bénéficié d’un mammotest reçoivent la lettre d’invitation 2 ans à dater du dernier mammotest.

Cet examen permet de détecter précocement une ou des anomalies des seins. La détection précoce augmente les chances de guérison. Le test est dit négatif quand le cliché ne révèle rien d’anormal. Il est dit positif lorsque l’image obtenue montre qu’il faut faire des examens supplémentaires.

Vous souhaitez avoir plus d’informations sur le mammotest ? Cliquez ici.

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