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Et si on parlait de consentement? (2018)

"En matière de sexualité, il est essentiel de respecter les limites et le timing de son/sa partenaire". C’est le message central de notre nouvelle campagne d’information et de sensibilisation consacrée à l’importance du consentement au sein des relations sexuelles.

Chacun-e a un role à jouer dans sa santé sexuelle

L’objectif principal de la campagne de la FCPF-FPS est de sensibiliser chaque citoyen-ne à l’importance de respecter le timing et les limites de son/sa partenaire dans le domaine de la sexualité.

Les limites qu’une personne se fixe sont des barrières qui déterminent ce avec quoi elle se sent à l’aise et en sécurité ou non. Ces limites sont variables d’une personne à une autre. Par exemple, une personne va dans un cas fixer ses propres limites au baiser, une autre les posera à une position sexuelle spécifique dans une situation et dans une seconde situation fixera ses limites à la simple amitié. Le timing renvoie à la notion de temps. Chaque personne possède son propre timing. Dans un contexte sexuel, le bon timing se traduit par une synchronisation entre nos envies, nos limites, notre état émotionnel, la qualité de la relation, etc., permettant à la personne de se sentir prête.

La campagne sensibilise aussi chaque citoyen-ne à l'importance du respect et de la communication positive entre les partenaires dans le domaine de la sexualité. Ce genre de communication vise à adopter une attitude bienveillante basée sur l'écoute, l'ouverture d'esprit, le dialogue et la coopération. Elle permet d'aborder des situations de pression, de conflits, de divergences et d'opposition sous un angle positif et constructif.

(1) Cette définition est inspirée du projet « Passeword: Consent » de l’association américaine Project Consent, http://www.projectconsent.com/

Un manque d'informations sur le consentement sexuel

En Belgique francophone, peu de campagnes sur le consentement sexuel ont été réalisées ces dernières années. Et, les outils pédagogiques sur cette thématique destinés tant au grand public qu’aux professionnel-le-s manquent à l’appel.

Vu ce manque d’informations à combler, la FCPF-FPS a estimé qu’il était nécessaire de développer une réflexion sur les relations interpersonnelles égalitaires et la notion de consentement dans le domaine de la sexualité à l’aide d’une campagne de sensibilisation.

Un sondage pour confirmer la pertinence de la campagne

La FCPF-FPS a diffusé un questionnaire en ligne (2) entre le 23 avril et le 7 juin 2018 relatif au consentement sexuel. 1.036 personnes y ont répondu. Voici quelques chiffres qui ressortent du questionnaire et sur lesquelles la FCPF-FPS a travaillé dans les différents outils de campagne développées :

  • 91% des répondant-e-s ont déjà entendu parler de la notion de consentement sexuel.
  • 18% des répondant-e.s pensent que si une personne ne réagit pas, ni physiquement, ni verbalement lors d’un rapport sexuel, elle est consentante.
  • 35% des répondant-e-s ne pensent pas à demander le consentement de leur partenaire avant un rapport sexuel.
  • 60% des répondant-e.s, soit 3 personnes sur 5, estiment qu’il est possible de signaler son désir sexuel par un simple regard.
  • Parmi les 20 ans et moins, 20% pensent que si le partenaire a envie d’avoir une relation sexuelle en matinée, il/elle en aura certainement envie le soir même.
  • 11% des répondant-e.s, soit 1 personne sur 10, estiment qu’une personne qui accepte d’avoir un rapport sexuel, après insistances de la part de son/sa partenaire, est consentante.

(2) Précisons que ce sondage n’a pas pour vocation d’être une étude scientifique représentative mais plutôt de « prendre le pouls » de la population sur la notion de consentement.

Les outils de la campagne 

Trois capsules vidéos, trois messages

Ces supports audiovisuels se présentent sous forme de témoignages interprétés par des comédien-ne-s déconstruisant certains stéréotypes liés à la culture du viol et au consentement sexuel. Les scénarii des capsules vidéos produites se basent sur les résultats du sondage en ligne réalisé par la FCPF-FPS et ont été construit en concertation avec les professionnel-le-s des Centres de Planning familial des FPS.

A vos agendas!

Les capsules vidéos seront diffusées, une par une : 
- Le 20 septembre
- Le 24 septembre
- Le 26 septembre
 
Elles seront diffusées sur la page Facebook de la FCPF-FPS et sur l’hébergeur vidéo Viméo.

1er message : Si je suis d’accord pour flirter, ça ne veut pas dire que je veux avoir une relation sexuelle (diffusion le 20 septembre 2018).

Voir la vidéo sur Vimeo : https://vimeo.com/290659134

Il est important de s’assurer du consentement à différents moments du rapport. Cette situation a pour objectif d’insister sur le droit de tout un chacun-e de ne pas avoir envie d’avoir un rapport sexuel, quelles que soient les raisons et le contexte préalable, et l’importance de s’assurer du consentement de son/sa partenaire, quel que soit le moment.

Téléchargez le scénario de la capsule vidéo relative à la communication explicite au sein d'une relation sexuelle.

2ème message : Il n’y a aucune obligation à consentir à une relation sexuelle si on en a pas envie… Même si c’est notre conjoint-e (diffusion prévue le 24 septembre 2018).

Voir la vidéo sur Vimeo : https://vimeo.com/291441453

Cette capsule vidéo fait référence à la notion de viol conjugal. Le tabou de cette notion s’explique principalement par la notion de « devoir conjugal » qui est encore très présente dans les esprits. Mais, il est important de rappeler que cette notion n’a aucune valeur légale en Belgique. Dans la partie du Code civil consacrée aux mariages, il n’y a aucune mention du devoir conjugal et le viol conjugal est condamné par la loi depuis 1989.

 

Téléchargez le scénario de la capsule vidéo relative à la déconstruction de la notion de devoir conjugal.  

3ème message : L’absence de réaction ne veut jamais dire qu’il y a consentement, l'effet de sidération (diffusion prévue le 26 septembre 2018).

Voir la vidéo sur Viméo : https://vimeo.com/291670204 

Cette situation vise à sensibiliser le public par rapport au phénomène de sidération, qui est un mécanisme de défense qui se manifeste chez de nombreux-ses victimes de viol. L’objectif est d’insister sur le fait que, lorsque ton/ta partenaire ne réagit pas (verbalement et physiquement), cela signifie qu’il ne peut pas y avoir consentement de sa part.

Téléchargez le scénario de la capsule vidéo relative à l'explication de l'effet de sidération.

Un dossier pédagogique

Cet outil pédagogique est principalement destiné aux professionnel-le-s du réseau psycho-médicosocial en Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce dossier détaille les concepts et les stéréotypes abordés dans les capsules vidéos. Il mentionne aussi des pistes de réflexion et de lecture sur la notion de consentement sexuel afin que le/la professionnel-le puisse s’en saisir, notamment dans le cadre de la mise en place d’animations.

Téléchargez le dossier pédagogique sous format pdf.

Trois cartes postales pour informer et sensibiliser le plus grand nombre

Ces supports papiers reprennent les messages centraux de la campagne. Chaque carte postale illustre une situation de chacune des capsules vidéos. L’objectif étant de prendre en considération les publics éloignés des moyens de communication actuels tels qu’internet. Ces supports peuvent être distribués sur le terrain et invitent tout un chacun-e à visionner les capsules vidéos. En animations, ces cartes postales peuvent aussi service d'introduction.

Téléchargez la carte postale relative à la communication explicite lors d'une première rencontre.

Téléchargez la carte postale relative à la déconstruction de la notion de devoir conjugal.

Téléchargez la carte postale relative à l'explication de l'effet de sidération.

Téléchargez les trois cartes postales.

Ces cartes postales peuvent être commandées auprès de la FCPF-FPS par e-mail cpf@solidaris.be ou par téléphone 02/515.17.68. Elles sont gratuites (hors frais d'envoi).

Des conférences sur la notion de consentement

Ces événements seront des moments de diffusion et d’échanges autour des outils produits dans le cadre de la campagne. Basés sur une approche théâtrale, l’objectif de ces projets est d’interpeller directement le public via la mise en scène de situations réalistes et concrètes questionnant le consentement au sein des relations sexuelles. Ces événements auront lieu durant le dernier trimestre de l’année 2018 à Bruxelles et en Wallonie. Restez attentif-ve ! Plus d’informations à propos de ces événements seront prochainement diffusées sur cette page.

Nos revendications

Nos revendications s’inscrivent dans plusieurs domaines : la formation et l’information des professionnel-le-s, du grand public et des médias.

  • Une meilleure formation, information et coordination des acteurs de proximité : centres d’accueil, police, justice, communes, agents de quartier, médecins, gynécologues, assistants sociaux, CPAS, services de traduction;
  • L’instauration de cours d’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle autour de la notion de consentement dès le plus jeune âge. Cela passe par une définition claire d’un programme EVRAS généralisé;
  • Une sensibilisation du grand public à la thématique du consentement sexuel (à l’aide de campagnes de sensibilisation sur le sujet).
Pour plus d'informations sur la campagne de la FCPF-FPS, consultez le dossier de presse.

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