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Conséquences 

Les conséquences des violences sexuelles sont nombreuses et de différents ordres. Celles-ci peuvent être psychologiques, sociales ou physiques, à court ou à plus long terme. Elles varient en fonction du type de violence sexuelle qui a été vécu. Cependant, malgré les différents degrés de violences sexuelles, aucune n’est à banaliser ou à minimiser car elles ont toutes un impact néfaste sur la vie et sur l'état général de la victime. 

 

Les conséquences physiques

 

Les violences sexuelles ont de nombreuses répercussions sur la santé physique telles que des lésions et des douleurs vaginales, anales, gastriques et abdominales. Elles peuvent être causées par de réelles blessures ou résulter de troubles psychosomatiques. En plus de ces conséquences, la personne victime de violences sexuelles risquent d’entraîner des infections sexuellement transmissibles et des grossesses non désirées.

  

Les conséquences sociales

 

Un grand nombre de victimes de violences sexuelles subissent après coup des conséquences sociales. On parle dans ce cas de victimisation secondaire. La perte de confiance en l’Autre est fréquente chez ces personnes qui n’ont pas été respectées. Beaucoup de femmes victimes peuvent ressentir des difficultés dans leur couple et un rejet de leur partenaire. En outre, la violence sexuelle est un acte tellement irrespectueux et agressif que les victimes risquent de développer une perte de confiance générale en leur entourage et un grand sentiment de méfiance.

 

Les conséquences psychologiques

 

En plus des conséquences physiques et sociales, nous pouvons établir une grande liste des effets néfastes sur le plan psychologique pour la personne victime d’un rapport sexuel forcé. Certains rapports sexuels peu désirés entrainent parfois ce type de conséquences, notamment quand la victime réalise a posteriori qu'elle n'était pas consentante.

  

Diminution de l’estime de soi

Suite à une agression sexuelle ou à un rapport sexuel non désiré, une baisse de l’estime de soi est fréquente chez les victimes. La victime se sent souvent responsable et ressent de la culpabilité voir même de la honte suite à cette expérience traumatique. Cette responsabilisation non légitime et ces sentiments résultent de la pression sociale qui laisse souvent entendre à la victime qu’elle aurait dû savoir éviter une telle situation. Convaincue d’être responsable, elles risquent de s’auto-dévaloriser et de devenir plus vulnérable ultérieurement.

  

A ces conséquences peut s’ajouter une difficulté de s’affirmer et d’énoncer clairement ses besoins et ses désirs. En outre, la victime de violences sexuelles peut perdre confiance en son entourage, ce qui risque de l’isoler et de la rendre encore plus fragile face à son environnement.

 

Rapport au corps

 Une des conséquences des violences sexuelles est une modification du rapport de la victime à son corps. En ne choisissant pas le rapport sexuel, les limites corporelles de la victime ont été transgressées, non respectées.

 

Ainsi, une des réactions inconscientes du corps est le « vaginisme ». C’est un processus physiologique qui rend toute pénétration vaginale impossible ou très douloureuse du fait de la contraction des muscles du vagin. Le vaginisme est d’origine psychologique mais découle souvent d’une violence ou d’une contrainte physique (telle qu’un ou plusieurs rapports qui se sont déroulés dans de mauvaises conditions ou qui était non consenti). Suite à l’agression sexuelle, la victime se sent dépossédée de son corps et niée en tant que personne. Le vaginisme serait une façon inconsciente pour le corps de dire non. D’autres modifications du rapport au corps ont lieu suite à des abus sexuels. 

  

Restriction des libertés

Les violences sexuelles entraînent une entrave à la liberté individuelle. L’atteinte à l’intégrité corporelle dont on a parlé ci-dessus engendre une perte de confiance en soi qui mène à une diminution des prises de libertés de la victime. Les victimes développent des peurs récurrentes qui les empêchent de se sentir libres dans leurs actions. 

 

La peur d'être confronté à des violences sexuelles peut également empêcher certaines personnes (et surtout beaucoup de femmes) de se rendre dans certains lieux, à certains moments, et dans certaines tenues. Il n'est d'ailleurs pas rare d'entendre après un viol "qu'est-ce qu'elle faisait à cette heure-ci là-bas en jupe?".

 

Traumatismes

Les violences sexuelles sont donc la cause de traumatisme tant physique que psychique. Le traumatisme psychologique, ou trauma, est une « blessure » infligée au psychisme de la victime suite à un « choc » appelé alors expérience traumatique. Les expériences de violences sexuelles représentent un tel choc et déstabilisent profondément la personne qui en est victime. Les traumatismes psychiques se manifestent de diverses manières : stress, cauchemar, insomnies, flash back, etc., sont autant de conséquences directes des violences sexuelles.