home | contact | jobs

Déprimée

 Spleen, blues, déprime, dépression

 Parfois, ça ne va pas du tout. Il y a comme une chape de béton qui vous tombe dessus. Tout est lourd et difficile à vivre; vous avez peu de compassion pour vous-même, vous avez plutôt du mal à aimer celle que vous êtes devenue. Vous vous sentez coupable ou complètement nulle. La tendance est à l’angoisse et non à la joie et au plaisir de vivre. La peur de vieillir vous étreint.

Cet état peut être passager. Mais parfois, il s’incruste et révèle une douleur plus profonde. Il est essentiel de déceler jusqu’à quel point vous êtes touchée.

  • Ressassez-vous le passé?
  • Votre sommeil est-il perturbé?
  • Vous réveillez-vous régulièrement avec des idées noires?
  • Regrettez-vous amèrement certains choix?
  • Avez-vous du mal à vous projeter dans l’avenir ?
  • Avez-vous tendance à vous désintéresser de tout, même de ce qui vous faisait réellement plaisir?
  • Etes-vous dans le regret, l’amertume, la colère?
  • Est-ce toute votre vie qui vous revient?

 Si vous avez répondu oui à plusieurs questions, vous traversez en effet un moment délicat. Vous vous sentez sans doute fragile, perdue, en manque de contact, de repères et d’énergie. Dans cette situation, mieux vaut ne pas rester seule avec votre souffrance. Cherchez de l’aide (voir adresses plus bas). Ressasser les choses dans votre coin ne va pas vous aider à aller mieux.

 Quand cela ne va plus… Parler

 Si vous vous en sentez capable; parlez, partagez vos états d’âme. À condition bien entendu de vous adresser à une personne de confiance, c’est-à-dire une personne capable de vous écouter sans vous juger. Vous pouvez trouver cette écoute respectueuse auprès des professionnels de la santé mais aussi auprès de certains proches. Ils pourront vous aider à voir plus clair, à trouver des pistes de solution; leur expérience peut aussi vous éclairer…

L’aide psychologique

 Si la souffrance grandit et que vous avez l’impression de vous enfoncer de plus en plus dans la déprime, allez voir un professionnel de la santé. Votre médecin généraliste devrait pouvoir vous aider et vous aiguiller vers une personne compétente.

 L’éventail des aides psychologiques est effectivement assez vaste. Sachez que les psychologues et psychiatres reçoivent en privé mais qu’il existe aussi de nombreuses infrastructures médico-sociales et autant de services qui peuvent vous aider.

 Les médicaments

 Lorsque la vie perd de sa saveur, les médicaments offrent parfois une solution temporaire qui facilite le passage du cap difficile.

  • Les anxiolytiques diminuent l’anxiété et l’angoisse. Leur effet est immédiat.

Ce type de médicament présente toutefois deux inconvénients majeurs: le risque d’accoutumance (il en faut de plus en plus pour obtenir les mêmes effets) et de dépendance (on ne peut plus s’en passer) – et ce, dès la 3ème semaine de traitement.

  • Les antidépresseurs soignent la dépression. Ils requièrent 2 à 3 semaines de prise pour faire effet et le traitement doit être maintenu sur 6 mois au moins.

Dans tous les cas, un traitement médicamenteux devrait être accompagné d’une thérapie pour tenter de comprendre l’origine du problème et mettre en place des solutions pour y faire face.

 De l’aide auprès…

 … des Services de santé mentale

Ces centres, subsidiés par les pouvoirs publics, accueillent toute personne en difficulté,quel que soit son âge. Vous y trouverez une aide ponctuelle ou sur le long terme. Chaque centre fonctionne avec une équipe pluridisciplinaire constituée au minimum d’un(e) psychiatre, d’un(e) psychologue et d’un(e) assistant(e) social(e). Les frais de consultation sont modérés.

Institut wallon pour la santé mentale

Rue Henri Lemaître, 78 – 5000 Namur

Tél. : 081/23 50 15 – Fax : 081/22 52 16

Ligue bruxelloise pour la santé mentale

Rue du Président, 53 – 1050 Bruxelles

Tél. : 02/511 55 43 – Fax : 02/ 511 52 76

… des Centres de planning familial

Lieux d’accueil et d’information, ces centres disposent d’une structure multidisciplinaire où l’on retrouve au minimum un médecin, un(e) psychologue et un(e) assistant(e) social(e). Vous y serez accueillie et écoutée et, si nécessaire, aiguillée vers des personnes ou structures qui pourront vous aider davantage.

Voir la rubrique "Contacter un centre"

Tenir compte du stress

 À chacune son seuil de tolérance

 Les modifications hormonales enclenchent parfois de la mauvaise humeur et/ou une tension excessive, quelque fois vous avez l’impression que vous allez exploser. Les bouffées de chaleur, les maux de tête, les douleurs dans la poitrine, peuvent tout autant vous pousser à bout.

 Certains événements – un divorce, le retour d’un enfant, un déménagement, la perte d’un emploi, des difficultés financières – font également monter le stress en flèche. À eux s’ajoutent parfois l’anxiété par rapport à votre avenir, la peur de vieillir, la difficulté de vous concentrer, le manque d’énergie ou de confiance en soi… Bref, tous ces éléments augmentent votre tension intérieure.

 Si le stress accentue généralement les effets dus aux variations hormonales, la façon d’y réagir diffère selon chaque femme. La réaction dépend effectivement d’une série d’éléments personnels: votre état général, votre état d’esprit, votre histoire, votre sensibilité, vos conditions de vie… En réalité, l’organis me déclenche le branle-bas de combat, lorsque le seuil de tolérance est atteint.

 Comment s’aider?

 Vous mettre à l’abri total du stress est une chose impossible et… pas souhaitable du tout ! Comment seriez-vous prévenue d’un danger qui vous menace?

Par contre, vous pouvez apprendre à mieux gérer votre stress et à libérer les tensions. Quelques pistes…

  • Identifier les causes

 Une fatigue prolongée, une santé fragile, une difficulté à vous concentrer, des maux de tête répétés peuvent être dus au stress. Les causes sont nombreuses et pas toujours faciles à débusquer. Certains événements apparemment sans importance sont parfois aussi à l’origine du stress: rater un train, oublier ses clés, chercher la télécommande de la tv,…

  • Accueillir les émotions

 Les émotions – colère, tristesse, honte, peur, joie… – permettent, si vous savez les écouter, de mieux vous connaître.

Elles sont inévitables et s’accompagnentd’un stress tout aussi inévitable. Si vous les refusez, si vous les jugez ou si vous culpabilisez, ce stress va prendre de l’ampleur. Essayez donc de les accueillir comme des messagères qui vous révèlent ce qui se passe en vous. Pleurez, riez, parlez si c’est nécessaire. Laisser exprimer l’émotion est essentiel.

  • Respirer consciemment

 En général, vous respirez sans y penser.

Suspendez votre lecture et prenez quelques instants pour repérer où le mouvement se produit dans votre corps lorsque vous respirez: dans la région du ventre, des côtes, de la poitrine ou des épaules? Laissez faire et observez.

Votre souffle va ralentir et s’approfondir.

Les pensées et les battements de votre coeur se calmeront. La détente s’installera tout naturellement.

La respiration ample, profonde et calme est commune à toutes les méthodes de relaxation (sophrologie, yoga, relaxation, méditation et visualisation).