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La contraception dite définitive féminine et masculine

La ligature ou l'obstruction des trompes : la stérilisation féminine

Il existe deux méthodes de stérilisation féminine : la ligature des trompes et l’obstruction des trompes. Leur objectif est identique : empêcher l’ovule de passer de l’ovaire à la trompe de Fallope, où il peut être fécondé par un spermatozoïde.

La stérilisation féminine est pratiquée par un-e gynécologue, en milieu hospitalier. Seules les personnes majeures peuvent avoir recours à cette opération. En Belgique, il n’existe pas de loi encadrant la stérilisation féminine. Un délai de réflexion peut être demandé à la patiente. Pour plus d’informations, consultez votre gynécologue.

La première technique offre des effets contraceptifs immédiats. La ligature des trompes peut s’effectuer de trois manières différentes : en sectionnant la trompe puis en la ligaturant, en utilisant l’électrocoagulation ou  en appliquant un clip. Dans la majorité des cas, l’intervention nécessite une anesthésie générale.

La seconde technique (méthode Essure) n’implique ni opération chirurgicale ni anesthésie générale. Un petit implant est introduit avec un appareil spécifique, par voie naturelle dans chaque trompe de Fallope, ce qui va progressivement les obstruer. L’effet contraceptif apparaîtra 3 mois après l’intervention, lorsque les trompes seront totalement bouchées.
La ligature des trompes n’est pas irréversible, il est possible de sectionner la partie ligaturée lors d’une nouvelle opération. Toutefois, la réussite de cette intervention n’est pas garantie.
L’obstruction des trompes est quant à elle irréversible.

Outre ces techniques, deux autres méthodes de stérilisation féminine existent, mais sont moins courantes : il s’agit de l’hystérectomie, consistant en l’ablation de l’utérus, et la salpingectomie, consistant en l’ablation des trompes de Fallope. Ces deux méthodes sont irréversibles.

La stérilisation féminine ne protège pas des infections sexuellement transmissibles.

La vasectomie : la stérilisation masculine

Les spermatozoïdes sont produits dans les testicules et rejoignent l’urètre (le conduit qui évacue le sperme et l’urine) par des canaux déférents. La vasectomie est une méthode de stérilisation masculine visant à sectionner ou à boucher ces canaux déférents. L’homme peut toujours éjaculer, le sperme contient toujours autant de liquide séminal mais ne contient plus de spermatozoïdes.

La vasectomie est une opération réalisée par un-e urologue, en milieu hospitalier et bien souvent sous anesthésie locale. Seules les personnes majeures peuvent avoir recours à cette opération. En Belgique, il n’existe pas de loi encadrant la stérilisation masculine. Un délai de réflexion peut être demandé au patient. Pour plus d’informations, consultez votre urologue.

La stérilisation n’est effective qu’entre trois et six mois après l’opération, le temps que le sperme ne contienne plus aucun spermatozoïde. Il est donc conseillé, entre temps, d’utiliser un autre moyen de contraception durant le rapport sexuel.

La vasectomie n’est pas irréversible, il est possible de pratiquer une nouvelle opération pour reconnecter les canaux déférents. Toutefois, cette intervention est difficile, douloureuse et sa réussite n’est pas garantie. Avant l’opération, il est d’ailleurs proposé aux patients de conserver un échantillon de son sperme dans un centre spécialisé.

C’est pourquoi on considère souvent que la vasectomie est une contraception définitive.

La vasectomie ne protège pas des infections sexuellement transmissibles.