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Les méthodes naturelles

À côté des contraceptifs hormonaux et mécaniques, diverses méthodes naturelles existent mais sont peu fiables.
 
La majorité de ces méthodes visent à l’auto-observation des cycles féminins. L’objectif étant d’identifier les jours « fertiles », c’est-à-dire ceux où la femme ovule, et d’éviter les rapports sexuels durant cette période. Cette observation peut se faire de plusieurs façons : par le décompte des jours, par la prise de la température corporelle (celle-ci augmente en période d’ovulation) ou encore par l’aspect des sécrétions du col de l’utérus (à l’approche de l’ovulation, ces pertes blanches deviennent plus abondantes et plus fluides).
 
Une autre méthode est celle du retrait : l’homme se retire durant le rapport sexuel afin de ne pas éjaculer dans le vagin de sa partenaire, ni même à l’entrée de son vagin.
 
Enfin, l’allaitement agit également comme un contraceptif naturel. Lors de l’allaitement, le corps de la femme produit une hormone, la prolactine, qui peut bloquer l’ovulation, diminuant ainsi le risque de grossesse.
 
Ces méthodes sont peu fiables car les cycles ne sont pas réguliers chez toutes les femmes, et les périodes d’ovulation peuvent varier suite à des événements externes (fortes émotions, etc.). L’auto-observation est contraignante (devoir prendre sa température tous les jours), nécessite de bien connaître son corps et d’y être constamment attentive. Le retrait est également à risque car, même avant l’éjaculation, du liquide séminal comprenant des spermatozoïdes, est sécrété, et peut donc féconder l’ovule. Enfin, l’allaitement comme moyen de contraception naturel n’est efficace que sous certaines conditions précises : le nourrisson doit avoir moins de 6 mois, doit être nourri exclusivement au sein (5 à 6 fois par jour) et la femme ne doit pas encore avoir eu de règles post-grossesse.
 
Ces méthodes naturelles ne constituent donc pas une contraception sûre. Il est fortement recommandé de doubler leur utilisation avec des méthodes mécaniques, dites « barrière », comme le diaphragme, la cape cervicale ou le préservatif (masculin ou féminin) ou avec des méthodes hormonales comme la pilule, le patch, la piqûre, le stérilet ou l'anneau.
 
Les méthodes naturelles ne protègent pas des infections sexuellement transmissibles.