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Mettre des limites 
 

Pour vous que signifie mettre des limites ?

  • Une nécessité pour garder le capitaine au milieu du navire et permettre à chacun de vivre en harmonie au sein de la famille.
  • Un principe d’éducation autour duquel on ne tergiverse pas.
  • Une responsabilité et un devoir parental.
  • Une source de conflit permanent avec mon conjoint.
  • C’est contraire à mes principes.

 

Mettre des limites, c’est…

 

En mettant des limites à vos enfants, vous leur imposez des valeurs. Vous leur montrez ce qui est bien ou mal. Vous leur apprenez des notions comme la tolérance, le respect des autres, les droits et privilèges de chacun, l’obéissance, l’entraide, la compréhension mutuelle…

 

C’est aussi une manière de leur donner des points de repère, de leur montrer ce qui est permis et ce qui ne l’est pas. Ce cadre est spécifique à chaque famille, il permet de grandir en sécurité.

 

 

Comment mettre des limites à un adolescent difficile ?

 

Votre rôle de parent

 

Dès le moment où vous devenez parents, vous devenez responsable de l’éducation de votre enfant et donc des limites à lui imposer. Si celui-ci adopte un comportement problématique, que ce soit à la maison ou à l’extérieur, à son égard ou à l’égard des autres, vous interviendrez. Il s’agit là d’une facette du métier de parent qui n’est jamais agréable mais absolument indispensable et utile. En effet, pour construire sa personnalité, un adolescent a besoin de structure, de surveillance et de règles claires. Sans véritable autorité de ses parents, sans exigence de leur part, il ne sera jamais satisfait et jamais certain que ceux-ci s’intéressent à lui. De plus, il sera tenté d’éprouver les limites qui n’existent pas dans son entourage et d’aller toujours plus loin pour les chercher. Il risquera alors de se mettre réellement en danger.  

 

Les règles

 

Encadrer, c’est définir des règles de vie au sein de la famille (à partir de quelle heure on peut regarder la télévision, se laver les mains avant les repas…). C’est à vous, parents, que revient la responsabilité de fixer ces règles. Vous les expliquez à vos enfants, vous les justifiez par rapport à vos valeurs, à vos besoins… À côté de ces règles, il y a des conventions qui sont, cette fois, décidées collégialement au sein de la famille (un tableau des tâches ménagères par exemple). Lorsque les règles et les conventions sont clairement établies, les enfants et les adolescents savent à quoi s’en tenir. Pour qu’elles aient du sens, vous devez aussi intervenir chaque fois qu’elles ne sont pas respectées.

  

Un adolescent qui transgresse les règles et qui n’est pas sanctionné n’hésitera pas à recommencer. Il faut évidemment le recadrer, mais ne pas non plus faire une montagne d’un tout petit incident. Si vous désapprouvez continuellement chaque geste, chaque attitude de votre ado, si vous lui donnez constamment des ordres, vous obtiendrez un ado aussi difficile que si vous ne lui imposiez aucune limite. Encore une question d’équilibre !

 

Les erreurs

 

Inévitablement, vos enfants commettent des erreurs. Elles font partie du processus d’apprentissage. À l’adolescence, leur fréquence est parfois même plus soutenue. Leur gravité aussi. Même si elles ne sont pas toutes acceptables (un vol, un acte de violence par exemple ne peuvent en aucune manière être tolérés), vous ne devez pas dramatiser la situation. Saisissez la balle au bond et discutez avec votre ado de ce qui vient de se passer. Mettez une parole sur l’erreur pour qu’elle serve d’expérience, qu’elle responsabilise celui qui l’a commise.

  

Si votre adolescent déserte l’école, adopte un comportement risqué, se montre particulièrement violent… c’est peut-être aussi un appel à l’aide. Quelle que soit la gravité de ce qu’il fait, montrez-lui que vous vous inquiétez pour lui, que vous êtes prêt à l’aider et à prendre les choses en main.

  

La sanction : mode d’emploi

 

Une « bonne punition » est celle qui condamne l’irrespect des règles, pas son auteur. Il ne sert à rien, si ce n’est à renforcer la rancœur de l’ado, de le démolir par un jugement sans appel qui équivaudrait à un bannissement. Même si la faute est grave, elle ne mérite pas un rejet, une condamnation parentale qui aboutirait à briser les liens familiaux et à mener l’adolescent vers d’autres dérives.

 

Une sanction juste doit être réfléchie : évitez de punir sous l’emprise de la colère, attendez quelques minutes, quelques heures que la tension soit redescendue.

 

Une sanction juste doit être assumée : la punition suivie du remords de punir (parce que l’ado est triste et malheureux, vous avez pitié de lui et lui manifestez votre trop plein d’amour) perturbe le jeune.