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Le mariage forcé

Selon l’Article 16 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme « toute personne a le droit de se marier et de fonder une famille sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion. Le mariage ne peut être conclu qu’avec le libre et plein consentement des futurs époux ». 

En d’autres termes, la pratique du mariage forcé est une violation des droits de la personne. Ce genre de pratique est contraire à la liberté de conscience car le mariage forcé ignore le choix de vie des (jeunes) femmes et hommes.
 
Il est aussi important d’ajouter que le mariage forcé est une forme de violence liée à « l’honneur ». En effet, la notion d’honneur est toujours exprimée dans le cas de mariage forcé. Au nom de « l’honneur », les membres de la famille et de la communauté peuvent exercer un contrôle permanent du comportement d’un des membres.

En Belgique, chacun(e) a le droit de choisir librement son/sa partenaire. Pour se marier, les deux personnes concernées doivent être d’accord avec cet acte. Ni les parents, ni l’entourage ne peuvent choisir à la place de la personne concernée. Avant un mariage forcé, la famille/l’entourage peut exercer des pressions comme :
  • ​Du chantage affectif ;
  • Des intimidations ;
  • Des insultes ;
  • Des agressions physiques ;
  • Des privations (de sorties, de GSM, d’argent, de nourriture) ;
  • L’interdiction de continuer sa scolarité, ses études supérieures ;
  • La séquestration (enfermement) à la maison ou chez un membre de la famille.  

Qu’entend-on par consentement libre et éclairé ? 

Lorsque les familles/communautés recourent à de la violence ou à d’autres formes de menaces ou de contraintes pour amener la personne à donner son consentement à un mariage, celui-ci n’a pas été donné librement. 
Lorsqu’une personne ne possède pas les capacités de décider librement pour elle-même (car elle est, par exemple, atteinte d’un handicap mental ou extrêmement dépendante), le mariage devra potentiellement être considéré comme forcé.